Les différentes techniques de géolocalisation

Sunday 1 September 2002, by Jean-Patrice Linort (NJuris.com) // Technologies

Les systèmes de géolocalisation permettent aux utilisateurs de terminaux de communications électroniques d’obtenir des services personnalisés qui prennent en compte leur situation géographique (informations touristiques, météorologiques, jeux, navigation routières, balise de détresse, surveillance policière…).

Les informations relatives à la géolocalisation de l’utilisateur peuvent être recueillies par différents procédés.

L’opérateur peut recourir à une géolocalisation manuelle qui présente peut d’intérêt pour notre étude compte tenu du fait que c’est à l’utilisateur de saisir lui même sa position géographique sur son terminal de communications électroniques, s’il souhaite pouvoir bénéficier de services personnalisés tenant compte de sa position géographique.

L’opérateur peut également opter pour une géolocalisation technique, il dispose dès lors de 4 technologies différentes, les trois première reposant sur l’utilisation des réseaux GSM tandis que la quatrième est basée sur le positionnement par satellite.

I / La géolocalisation utilisant les réseaux de téléphonie mobile digitale (GSM) :

Le GSM ou « Global System Mobiles » est une norme de transmission téléphonique et numérique utilisée en Europe par les téléphones sans fil. Trois technologies différentes de géolocalisation utilisent le réseau GSM, le différentiel temps, l’identification de cellule et la triangulation.

1) Le différentiel temps dit EOTD (Enhanced Observed Time Difference):

Le téléphone mobile émet un signal vers les stations mobiles environnantes, celle qui est la plus proche lui renvoie ce signal. Le temps écoulé entre l’émission et la réception de cette onde sera analysé par un serveur externe qui calculera la localisation du téléphone portable dans le réseau.

Une technique similaire dite « Uplink Time of Arrival » permettra de calculer le cheminement du signal émis à l’origine par l’antenne ou la station radio elle-même.

2) Le système de l’identification de cellule ou Cell ID :

Le système de l’identification par cellule est certainement la technique de géolocalisation la plus simple et la moins coûteuse.

Lorsque l’utilisateur se trouve dans une zone couverte par le réseau, il est localisé grâce à l’identification de la cellule à laquelle appartient l’antenne par laquelle la communication est transmise.

Si cette localisation est rapide et s’effectue en deux ou trois secondes elle n’est pas très précise puisque qu’elle situe une personne à plus ou moins 250 mètres en zone urbaine où le réseau est dense contre une dizaine de kilomètres en milieu rural.

3) La triangulation :

Le système de la triangulation repose sur le traitement croisé des informations provenant en permanence de trois relais émetteur et récepteur qui changent au fur et à mesure que l’antenne hertzienne utilisée par le portable de l’usager se déplace.

Ce système nécessite l’installation d’une application sur la carte SIM du téléphone portable.

Le temps de localisation est un peu plus long qu’avec la technologies Cell ID, environ 5 secondes, mais la précision est meilleure, puisqu’elle est de 125 mètres en milieu urbain et de 4 kilomètres en milieu rural.

II / La géolocalisation utilisant le positionnement par satellite (GPS) :

La localisation par GPS, « Global Positioning System » est une technologie satellitaire créée par le Département de la Défense des Etats-Unis. Son utilisation est gratuite, ce qui implique que la réception des informations ne nécessite le paiement d’aucune redevance.

Une vingtaine de satellites émettent des signaux qui sont captés par les téléphones mobiles qui peuvent dès lors calculer leur propre position. Cette technique permet une localisation très précise de l’individu, c’est à dire de 10 à 20 mètres.

Toutefois ce système ne fonctionne plus dès lors que le téléphone ne reçoit plus les ondes émises par le satellite, ce qui se passe lorsque l’utilisateur est à l’intérieur des bâtiments et voire même dans une zone urbaine très dense.

Le temps de localisation est assez long puisqu’il peut atteindre 15 minutes le temps que le téléphone accroche les satellites qui permettront le calcul de sa position après une perte de réception par exemple.

De plus l’utilisation de cette technologie suppose l’intégration d’une puce GPS au sein de chaque terminal de communication électronique en plus de la carte SIM, ce qui la rend plus onéreuse.

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L’offre de services géolocalisés nécessite donc des investissements importants car en fonction de la technologie retenue les opérateurs doivent mettre en place de nombreux serveurs qui sont plus ou moins onéreux, mais compte tenu de l’ampleur du marché pressenti, les opérateurs semblent près à de tels investissements.

La diversité des choix technologiques pose bien évidemment des questions sur l’interopérabilité de ces systèmes , c’est donc pour réfléchir à la définition d’un standard comm-un que le LIF « Location Inter-Opérability Forum » a été créé en Septembre 2000 (http://www.locationforum.org).

P.S.

Jean-Patrice Linort, Consultant en Systèmes d'Information, rédacteur au sein de l'équipe de NJuris.com.

NJuris.com, actualité et analyse du droit de l'informatique, des nouvelles technologies et de la propriété intellectuelle.
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