La Wi-Fi est une révolution du réseau aussi importante que l’a été le Web. Partout dans les grandes agglomérations surgissent des bulles Wi-Fi. La gamme de fréquence est de l’ordre du gigahertz et le débit peut atteindre le mégabit, certainement plus demain. La bande de fréquence 2.4 gigahertz de la Wi-Fi est d’usage libre et n’a pas été concédée à un exploitant. Chacun est donc libre de l’utiliser. Le principe en est simple : dans une cellule Wi-Fi dont la zone de couverture est d’un rayon d’une dizaine de mètres à plusieurs kilomètres, votre PC, au lieu d’être relié à l’Internet par un câble, dispose d’un adaptateur émetteur-récepteur qui convertit votre échange de données en émission radio électriques de et vers une borne Wi-Fi, elle-même reliée par voie filaire à l’Internet. Partout dans la bulle, vous êtes connecté à haut débit ! Une révolution de même nature a eu lieu quand la radio des années trente a quitté le salon pour devenir le transistor.
Une bulle Wi-Fi coûte aux environs de 1 000 dollars et peut satisfaire une dizaine d’utilisateurs simultanément, une cellule de téléphonie mobile 1 000 fois plus. L’échange Wi-Fi est gratuit car il ne dépend pas d’un opérateur de télécommunications. Télécharger un fichier de 20 megabits en téléphonie 3 G coûterait 16 dollars et prendrait 20 minutes, en Wi-Fi, la durée est ramenée à 3 minutes et le coût à 2,5 dollars (le prix de la bande passante filaire en amont de la borne Wi-Fi). Les bulles Wi-Fi sont, bien entendu, une concurrence majeure pour les réseaux haut débit de téléphonie mobile conventionnelle. Ceux-ci lutteront donc contre la Wi-Fi, ce qui risque d’en freiner le déploiement. Par ailleurs, la Wi-Fi aura à surmonter les obstacles de confidentialité des données et de saturation qu’elle rencontre actuellement. Mais le raz-de-marée est là et la Wi-Fi s’établira probablement en denses grappes urbaines. La Wi-Fi sera demain une nécessité dans les lieux publics comme l’eau, les toilettes, l’air conditionné et l’électricité. La chaîne Starbucks l’a bien compris, qui fait de ses cafés des « hot spots » Wi-Fi.
La Wi-Fi donnera son envol aux webradios, ou radios en ligne. Des récepteurs mobiles, identiques à des postes de radio, permettront d’écouter dans la bulle Wi-Fi, les milliers de radios disponibles sur le réseau.